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Dès le début du XVe siècle, sous l’impulsion du prince Henri le Navigateur (fils de João Ier), le Portugal, qui a résisté à la Castille, entreprend d’explorer l’Atlantique pour trouver la meilleure route des épices grâce aux caravelles des chantiers de Sagres. Henri était grand maître de l’ordre du Christ, créé en 1319 pour accueillir les derniers Templiers. C’est ainsi qu’après la reconquête de la péninsule, la croisade universelle se poursuit. Le pape partage, entre Espagnols et Portugais, le monde à découvrir et à évangéliser.
Au terme d’un siècle d’expéditions au large de l’Afrique, Bartolomeo Diaz contourne en 1487 le cap des Tempêtes qui laisse augurer une “bonne espérance”. Dès 1498, en traversant l’océan Indien, Vasco de Gama parvient à assurer la fructueuse liaison avec Calicut. Vers l’ouest, Cabral élargit le circuit au gré des alizés (la volta) et touche le nord du futur Brésil vers 1500. Mais à la fin du XVIe siècle, Espagnols et Portugais s’épuisent à gérer un trop vaste réseau de comptoirs le long des grandes routes du commerce mondial (jusqu’à Goa et Malacca). La mort du jeune roi Sébastien sur le champ de bataille d’Alcazarquivir, en 1578, marque le début d’un long repli. Tandis que Philippe II d’Espagne hérite de la couronne, ses adversaires hollandais investissent la chasse gardée lusitanienne. Les Portugais ont pourtant réussi à développer un domaine colonial riche d’avenir du Brésil au Mozambique. Dans le monde entier, une culture lusitanienne multiforme s’exprime avec éclat, jusqu’à nos jours. Lisbonne fut le port de l’aventure atlantique. De la tour de Belém, elle a vu arriver les richesses des tropiques depuis la mer de Paille, là où le Tage s’élargit, brillant de tous ses ors au soleil couchant. Au temps du roi Manuel “le Fortuné”, vers 1500, l’art renaissant prend d’ailleurs ici la forme d’une orfèvrerie (monastère des Hiéronymites). Des rues tortueuses de l’Alfama médiéval d’où filtre un air nostalgique de fado dans une odeur d’Afrique, jusqu’au site moderne de l’exposition mondiale de 1998 sur les océans, on peut apprécier les charmes multiples d’une étrange cité par laquelle l’Extrême-Occident s’est ouvert au grand large. Trois itinéraires permettent d’apprécier la diversité d’une ville ancienne marquée par les influences juives et arabes du Moyen Âge puis couverte des monuments luxueux financés par les trésors de l’outre-mer. Dans les musées, on découvrira la variété des azulejos, des paravents japonais, des polyptyques anciens et des collections les plus modernes (Gulbenkian). Plus au nord, il faut voir les riches monastères où le gothique flamboyant s’accomplit dans l’art manuélin. Le monastère de Batalha fut édifié pour célébrer la victoire décisive sur les Castillans en 1385. Alcobaça contient le mausolée gothique de la Reine Morte. Le couvent de Tomar fut le siège des Templiers qui fondèrent l’ordre du Christ… Autour de la capitale, c’est la quintessence du Portugal historique. Christian Loubet Pour l’animation culturelle d’ensemble nos meilleurs guides locaux parlant français Cycle de 5 confÉrences magistrales Visites d’exception Journée d’excursion thÉmatique Balades thématiques dans Lisbonne Promenade de dÉcouverte Soirée fado dans le quartier de l’Alfama.
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